Bienvenue à le moulin ‘Windlust’ Nootdorp 2

Au cour des années suivants le moulin se déteriora de plus en plus pour finalement n’être plus qu’une ruine. Dès 1974 débuta une meilleure période pour le moulin. J.L. De Wolf, marchant et horloger à Delft, le racheta. Avec une grande persévérance et une grande patience De Wolf s’attacha à la restauration du moulin. Malgré l’extrême lenteur des institutions de subsides, du ‘Monumentenzorg’ [Soins aux Monuments], de la province et de la commune, il tint bon. Lorsque les plans de restauration se concrétisèrent, des mécènes venant du secteur bancaire et industriel entrèrent en jeu. Après une immobilité de presque 40 ans le moulin pu être solennellement remis en fonction le 29 mai 1989. La restauration avait coûté plus de 480.000 Florins (soit environ 220.000 Euro).

Architecture du moulin
Le moulin Windlust est un moulin à galerie: Il comprend une galerie ou plateforme circulaire située, dans ce cas-ci, au niveau du premier grenier (à environ 3 mètres du niveau du sol). Les ailes tournent juste au-dessus de la galerie. Le moulin n’est donc pas de type ‘grondzeiler’ qui a les ailes rasant le sol ce qui permet de monter dans les ailes du moulin à partir du sol. La plupart des moulins des polders son de ce type. Le tronc octogonal du moulin est couvert de chaume. On peut aussi mentionner que ce moulin est du type à toit orientable. Ceci signifie que seule la partie supérieure, le toit du moulin, peut pivoter. Faire pivoter le toit se dit ‘kruien’, cette opération permet d’orienter les ailes du moulin dans la direction du vent.

Fonction du moulin
Par fonction du moulin on indique pour quel travail il est utilisé. Le moulin Windlust est un moulin à grain, pour moudre du grain ou du blé.

Le rez-de-chaussée
La base octogonale en pierre du moulin a une hauteur d’environ 6 mètres. Les deux porches de cette base en pierres sont situés l’ un en face de l’autre. Des charrettes tirées par des chevaux peuvent ainsi entrer et sortir du moulin pour en permettre le chargement et le déchargement. Au rez-de-chaussée et au premier étage on peut voir des poutres soutenant le plancher du grenier, ces poutres proviennent d’anciennes ailes de moulin. Il est très possible qu’il s’agisse des ailes du moulin à vent cavier qui se trouvait en 1622 environ au même endroit que le Windlust.

Le premier grenier: le grenier à farine
Dans le grenier à farine se trouvent les bacs à farine auxquels sont suspendus les sacs dans lesquels est recueillie la farine. Lorsque le moulin fonctionne, le meunier se tient près du bac à farine et tâte régulièrement la farine pour vérifier qu’elle n’est ni trop grosse ni trop fine. Si le vent forcit ou faiblit il peut régler l’espace entre les pierres du moulin à l’aide d’une corde pour maintenir une granulométrie constante de la farine. Dans le grenier à farine il y a toujours au moins deux portes qui donnent sur la galerie. La porte qui est la plus proche des ailes tournantes est verrouillée, car les ailes du moulin en mouvement représentent un danger mortel. C’est aussi pour cela que la galerie est pourvue de barrières transversales qu’il ne faut franchir en aucun cas.

La galerie
Le grenier à farine est presque toujours situé au niveau de la galerie. Le meunier doit en effet pouvoir atteindre rapidement la galerie pour arrêter le moulin en cas d’incident ou si le vent forcit subitement. Il est très important que le meunier observe continuellement les évolutions du temps.
Sur la galerie le meunier peut manœuvrer le frein du moulin. Les ailes du moulin sont immobilisées lorsque le meunier cesse de travailler, mais aussi avant d’orienter toit et ailes au vent. La calotte du moulin est munie d’une longue et lourde poutre orientée vers le bas, le gouvernail ou la queue. La calotte peut pivoter par le déplacement de cette poutre. Celle-ci est déplacée par une traction vers la gauche ou la droite d’une chaîne attachée à son extrémité et accrochée à la galerie. Cette traction est opérée en enroulant cette chaîne sur l’axe de la roue d’orientation. Lorsque les ailes sont orientées au vent, le gouvernail doit être fixé pour que la calotte ne puisse plus tourner.
Par vent fort (mais pas par tempête) les ailes pourront tourner sans que des voiles ne les recouvrent. La plupart du temps il faut couvrir les ailes de voile pour obtenir une bonne vitesse de rotation. Le meunier doit toujours estimer la surface de voile qu’il doit tendre sur les ailes. Lorque le vent est faible il peut être nécessaire de dérouler complètement les voiles sur les quatre ailes . On parle alors de ‘quatre fois pleine voile’. Les ailes peuvent êtres dégarnies en cinq étapes. Lorsque les ailes tournent sans voilure on dit que le moulin tourne ‘les jambes nues’. En l’absence de vent, le moulin est à l’arrêt car il n’est pas équipé de moteur électrique pour faire tourner ses ailes. Il arrive aussi que le vent est tellement fort qu’il ne peut plus être freiné. Ceci est une situation très dangereuse!

Le deuxième grenier: le grenier à meules
Le deuxième grenier est appelé grenier à meules car il contient les meules. Le moulin Windlust contient deux ensembles de deux meules. Les meules ont un diamètre de 1,50 m et une épaisseur de 25 cm. Elles se trouvent dans de grands coffres circulaires en bois. La meule inférieure est la gisante elle est solidement fixée. La meule supérieure est la courante ou volante, elle est avancée par un arbre, l’arbre à meule. Sur cet arbre est fixée une grande roue dentée qui est elle-même mise en mouvement par une seconde roue dentée. Le grain est introduit par un trou au milieu de la courante et moulu entre les deux meules. La farine tombe par un tube de bois dans un bac dans le grenier à farine. Vers le haut du grenier à meules, on peut voir une grande roue dentée qui entraîne l’arbre faisant tourner la courante. Cette roue dentée est fixée à un axe de bois à section carrée (arbre royal). C’est dans le grenier à meules que l’on peut observer la structure octogonale en bois posée sur le soubassement en pierre.

Le troisième grenier: le grenier du monte-sacs
Le troisième grenier est appelé grenier du monte-sacs parce que c’est dans ce grenier que le meunier doit hisser les sacs de grain. Le système de hissage des sacs de grains est une belle invention. A l’arbre vertical est fixée une table ronde. A l’aide d’une corde le meunier peut appuyer une roue sur cette table tournante pour lui transmettre un mouvement rotatif. Une corde s’enroule sur l’axe de cette roue et permet ainsi de hisser les sacs depuis le rez-de-chaussée.

Le quatrième grenier: le grenier sous la calotte
Le grenier sous la calotte est le grenier le plus intéressant, mais aussi le plus dangereux du moulin. Personne, sous aucun prétexte, ne peut pénétrer dans ce grenier sans l’autorisation du meunier. Ce qui frappe le plus dans le grenier sous la calotte est la grande roue dans sa partie supérieure. Il s’agit d’une grande roue dentée en bois qui est fixée sur l’axe supérieur en fer. Cet axe porte les ailes du moulin. Les ailes font donc tourner cette roue dentée supérieure par l’intermédiaire de cet axe supérieur. Cette roue dentée entraîne une autre roue dentée fixée sur l’axe vertical (l’axe royal). Autour de la roue dentée supérieure se trouvent des blocs de bois en forme de croissant qui ne touchent pas la roue lorsque le moulin tourne. A l’aide d’une corde, au niveau de la galerie, le meunier peut pousser ces blocs avec force contre la roue supérieure. Par le frottement la roue est freinée et arrêtée. Une des situations les plus graves se produit lorsque le moulin se met à tourner tellement vite qu’il ne peut plus être freiné. Si le meunier persiste à freiner, il se peut que les freins chauffent si fort par la friction qu’à la fin ils s’enflamment. Dans ce cas le moulin en bois peut être rapidement détruit par le feu.
Dans le grenier sous la calotte on peut aussi observer que cette calotte est posée sur des rouleaux en fer. Lors de l’orientation des ailes, toute la calotte tourne lentement sur ces rouleaux. Tout ce qui se trouve au dessus du plancher du grenier sous la calotte tourne avec cette calotte.
On peu voir des blocs de saindoux (une sorte de graisse de porc) sécher au-dessus de l’axe supérieur. Le saindoux est utilisé comme lubrifiant depuis des siècles. L’axe supérieur pivote dans des blocs de pierre percées, l’une à l’avant, du coté des ailes, et l’autre à l’arrière. Les surfaces de rotation sont enduites de saindoux.

Les meuniers
Le moulin est utilisé régulièrement par les meuniers diplômés:

D. (Dirk) Pereboom, Pijnacker, 06 – 111 86 039, meunier en chef
D.J.N. Steeneveld (Dick), Nootdorp, 015-3108461
M.A.P. (Tinus) Verwijmeren, Nootdorp, 015 3109646
F.A.P. (Fred) Heidt, Nootdorp, 015-3107799
C. (Cock) Weerheim, Pijnacker, 015-3696433

La fondation Vrienden van de Windlust te Nootdorp
La fondation Vrienden van de Windlust te Nootdorp a été créée le 28 avril 1998. Les objectifs de cette fondation sont les suivant:

  1. une prise de conscience de la valeur du Windlust pour sa promotion en tant que bien de la culture technique
  2. le maintien du moulin
  3. le fonctionnement régulier et la mise à la disposition du public du moulin

La fondation est le propriétaire du moulin depuis 2 septembre 2008.
On peut devenir ami du Windlust par un don d’au moins 12 Euros à la fondation.
(IBAN: NL34 RABO 0137 3360 20, Stichting Vrienden Windlust Nootdorp).
Le secrétaire de la fondation est B.G.M. (Ben) van Hagen, Ribeslaan 3, 2631HV Nootdorp

Lieu de mariages
Le moulin a été désigné par le conseil communal de Pijnacker-Nootdorp comme ‘maison de la commune’. Ce qui signifie que des mariages peuvent être célébrés dans le moulin. Les mariages ont lieu dans le grenier à farine qui peut accueillir environ 30 personnes. Souvent on établi une liaison vidéo avec le rez-de-chaussée permettant à 40 à 50 personnes supplémentaires de suivre la cérémonie de mariage.

Contacts
L’adresse email du moulin est: windlust@windlustnootdorp.nl
Site Internet: www.windlustnootdorp.nl